LES PUCES
SOS puces par Espacedessciences
En
général, la puce de chat représente la principale cause des
problèmes cutanés chez les animaux de compagnie.
Elle
est un petit insecte, sans aile et de forme aplatie,
qui
se nourri du sang des animaux pour vivre et se reproduire dans le pelage
même.
Ses
piqûres provoquent de fortes démangeaisons qui poussent les chats et
chiens infestés à se gratter souvent et vigoureusement, jusqu'à
se blesser.
Pour
lestrés jeunes, l'infestation peut créer une anémie sévère .
Certains animaux
peuvent aussi développer des réactions allergiques.
Pour vérifier si votre compagnon a des puces,
passez
un peigne fin à la base de sa queue
puis
déposez les poils retenus sur un papier mouchoir.
Aspergez
les poils de quelques gouttelettes d'eau
et
ensuite frottez l'ongle de votre doigt contre ceux-ci.
Si
vous voyez une trace rouge apparaître, ce sont bien des puces.
Vous
pouvez apercevoir également dans la fourrure,
de
petites boules noirâtres qui sont des déjections de puces.
La
puce de chat est fréquente au printemps et en été.
Elle
se reproduit rapidement par temps chaud et humide
et
atteint son point culminant à la fin de l'été.
La
puce
de chat
et ses œufs peuvent infester votre environnement.
Ils
finissent par tomber de l'animal n'importe où, dans le tapis,
sur
les meubles, dans les fissures de planchers, etc.
Les
œufs poursuivent leur évolution en dehors de la bête pour devenir des
larves,
puis
des nymphes et finalement des puces qui, à leur tour,
sauteront
sur
le malheureux animal à la moindre occasion.
Des
générations de puces se succèdent ainsi, tant et aussi longtemps
qu'aucune
mesure n'est prise pour lutter contre ces parasites déplaisants.
Assainissement
de la maison
Lorsque
vous pensez à un traitement anti-puces pour vos compagnons,
vous
devez également considérer le nettoyage de toute la maison.
Passer
l'aspirateur dans tous les recoins et jeter le sac après usage,
nettoyer
à l'eau chaude savonneuse tous les lieux utilisés par le chat
comme
la literie familiale sur lequel il se couche, sa litière, etc.
Dans
le cas d'une grave infestation de puces, il faut utiliser un insecticide
(bien
lire l'étiquette avant d'utiliser le produit) dans les endroits
tels que
tours de
portes, encadrements de fenêtres et des fondations,
dans
le but d'empêcher les puces de s'introduire dans la maison et
vérifier
l'état des moustiquaires.
Pour
une plus grande protection, vous pourriez aussi traiter
les
environs extérieurs de la maison, là où les animaux se couchent
et s'amusent
habituellement.
Traitement
anti-puces
Il
existe toute une panoplie de produits anti-puces sous diverses
formes;
allant
des colliers jusqu'aux produits en mousse, en poudre ou en aérosol
qu'on
applique dans le pelage ou directement sur la peau.
Il
faut les utiliser avec prudence, en suivant les indications sur
l'emballage.
Ils
sont souvant déconseillés aux jeunes de moins de 3 mois
et
aux femelles allaitantes ou en gestation.
Il
existe également des médicaments que l'on administre
par
voie orale ou par injection,
qui
produisent dans son sang un effet toxique pour les puces.
Si
votre compagnon se gratte beaucoup ou qu'il a des
lésions cutanées, il convient de nous consulter pour déterminer la
méthode de traitement qui convient le mieux à l'animal et à son
environnement
Morphologie de
l’adulte
Comme
chez tous les insectes, le corps comprend trois parties: la tête, le
thorax et l’abdomen.
La
tête
Cet
insecte hématophage porte une paire d’yeux, une paire d’antennes (situées en arrière des yeux, assez
difficiles à distinguer sans préparation spéciale) et, entourant la
bouche, les pièces buccales comprenant un labre, impair, deux mandibules,
deux maxilles, munies d’un long palpe, et un labium, impair muni de deux
palpes. L’ensemble de ces pièces constitue un organe piqueur qui permet de
percer la peau de l’hôte et d’absorber son sang. De chaque côté de la tête
on remarque un rang de fortes épines noires, légèrement tournées vers
l’arrière, c’est la cténidie (peigne) génale (de la joue).
Le
thorax
Il
est composé de trois segments dont chacun possède une paire de pattes
terminées par des griffes. La paire postérieure, la plus développée sert
au saut. Le premier segment thoracique porte, à l’arrière de sa partie
dorsale une rangée de dents puissantes : le peigne (cténidie)
pronotal (le pronotum désigne la partie dorsale du premier segment
thoracique).
L’abdomen
Composé de 9 segments dont seuls les 8 premiers sont
aisément identifiables. Son contour est arrondi. Sur les côtés des
segments se trouvent les orifices respiratoires ou stigmates. A l’arrière,
l’abdomen porte l’anus, surmonté du pygidium, et les orifices génitaux mâles ou
femelles équipés de pièces génitales résultant de la transformation des
derniers segments. Les sexes sont séparés.
La
forme aplatie du corps, les peignes, les nombreuses soies, les griffes des
pattes, permettent aux puces de progresser et de s’ancrer efficacement
dans le pelage de leurs hôtes.
L’adulte produit des excréments (fèces) qui ont la
forme de bâtonnets courbes, plus ou moins nettement cannelés, de couleur
rouge foncé (« crottes de puces ») constitués de sang
partiellement digéré. Ces excréments tombent aux mêmes endroits que les
œufs.
Développement
Les
œufs
Œufs de
la puce du chat et du chien. Échelle en mm
Les
œufs, presque cylindriques, arrondis aux extrémités, sont de couleur
blanche, ils mesurent environ 0,5 mm de long. Ils ne sont pas
adhésifs et tombent donc au sol dans les endroits fréquentés par le chat
ou le chien (principalement sur leur couchage). Une puce femelle pond
environ 25 œufs par jour et de 1 000 à 2 000 au cours de son
existence. Le rythme maximum de ponte se situe entre 0 et 3 heures du
matin.
Les
larves
L’incubation dure 6 jours à 13 °C mais seulement 32 heures à 32 °C. Cette
durée est également fonction de l’hygrométrie (
À
l’issue de l’incubation l’œuf libère une première larve (L1) qui a
l’aspect d’une chenille dépourvue de pattes, longue d’environ 1 à
2 mm, constituée d’une tête, d’un thorax et d’un abdomen. La tête
porte deux courtes antennes et la bouche équipée des mêmes pièces buccales
que l’adulte mais les appendices sont cette fois du type broyeur. Le corps
est muni de soies raides, plus longues et plus nombreuses à la partie
postérieure. Les déplacements s’effectuent en prenant alternativement
appui sur la tête et sur la partie arrière du corps. Du fait de l’absence
des pattes ou d’organes adhésifs la larve est incapable de grimper le long
de surfaces verticales lisses.
Les
larves grandissent grâce à des mues. Les dépouilles qu’elles abandonnent à
cette occasion sont les exuvies. La larve L1 mue en donnant une larve
L2 qui est suivie elle-même d’une larve L3. L1, L2 et L3 ont la même forme
générale. L3 atteint une taille d’environ 5 mm. Grâce à leurs pièces
buccales broyeuses, les larves se nourrissent des excréments solides des
adultes. Le tube digestif est de ce fait coloré en rouge plus ou moins
foncé. À la fin du stade L3, la larve cesse de s’alimenter, thorax et
abdomen prennent alors une couleur blanche. À 15-20 °C, l’ensemble
des 3 stades larvaires dure environ 15 jours
La nymphe
Nymphe
La
larve L3 blanche tisse un cocon de soie, ovoïde, long d’environ 5 mm,
auquel se collent des éléments étrangers (poils, grains de sable, débris
divers). Lorsque le cocon est terminé, L3 mue et se transforme en nymphe,
pratiquement immobile, les appendices collés au corps et dont la forme
évoque déjà celle de l’adulte. Elle ne s’alimente pas. La nymphe est
encore une larve, mais sa forme particulière, bien différente de celle des
précédentes, lui vaut d’être classée à part.
Au
terme de son évolution la nymphe mue (le cocon contient donc deux
exuvies : celle de L3 et celle de la nymphe) pour libérer l’adulte ou
imago qui se trouve encore à l’intérieur du
cocon. Dans cette situation l’adulte, qui ne dispose pas de nourriture,
peut attendre plusieurs jours, voire plusieurs semaines (50 à 11 °C),
qu’un animal, chien, chat… ou homme, passe à proximité. Il déchire alors
le cocon et se lance vers son hôte (c’est l’émergence). La chaleur, la
pression mécanique, l’augmentation du taux de dioxyde de carbone,
peut-être les vibrations, sont les principaux stimuli qui déclenchent
cette réaction.
A
15-20 °C, il s’écoule environ 20 jours entre le début du tissage du
cocon et les premières émergences.
La
durée totale du cycle de développement varie entre 12 et 174 jours selon
la température et l’hygrométrie du lieu
Effets des puces sur leur hôte
*
Spoliation : Lorsque l’infestation est massive, la quantité de sang
prélevée par les parasites (72 puces femelles prélèveraient environ
1 ml de sang par jour) peut provoquer une anémie de l’hôte,
particulièrement chez les jeunes.
-
Irritation : les piqûres et surtout la salive
injectée par les puces à cette occasion irritent la victime et
provoquent des démangeaisons. La salive des puces est par ailleurs
allergisante, elle est à l’origine de prurit et de dermatites
parfois très sévères.
-
Transmission de parasites : la puce transmet au
chien et au chat un petit ténia (Dipylidium
caninum).
Lutte contre les
puces
Moyen mécaniques
-
À titre préventif il est souhaitable d’interdire aux
chats et chiens l’accès de lieux où les puces sont difficiles à éliminer
(lit, divans, pièces équipées de moquette etc.).
-
Garnir leur couchage d’un tissu à maille fine, lavé
deux fois par semaine, ce qui permet d’éliminer un grand nombre d’œufs,
de larves et de crottes de puces, leur nourriture.
-
Nettoyer régulièrement le sol sur les trajets
empruntés par l’animal, chien ou chat. L’aspirateur permet d’éliminer
90 % des œufs, mais seulement 15 à 27 % des larves sur les
moquettes.
-
Détruire les cocons par brossage (les rechercher le
long des plinthes et des obstacles divers). Attention, les cocons âgés
risquent de libérer des adultes.
-
Toiletter les animaux, au peigne fin ou à la brosse.
Les baigner.
Moyens chimiques
Les
traitements chimiques, si efficaces qu’ils soient, ne le sont jamais à
100 % sur toutes les étapes du développement des puces (œufs, larves,
nymphes ou adultes). Ils doivent donc être répétés pour éviter une
recontamination par les puces issues des formes survivantes.
: Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Ctenocephalides felis de Wikipédia en français (auteurs)