Le chien (Canis lupus familiaris) est un mammifère
domestique de la famille des canidés.
C'est la première espèce animale à avoir été
domestiquée par l'homme, il y a environ 100 000 ans.
Depuis la Préhistoire, le chien a accompagné l'homme
durant toute sa phase de sédentarisation
qui a conduit à l'apparition des premières
civilisations ;
La recherche génétique a confirmé son
origine,qui bien que
probablement diverse, découle principalement de la domestication du loup
gris commun.

Il existe de nombreuses races de chiens.
Environ les trois quarts de celles reconnues sont
très anciennes
et issues dela sélection naturelle sur la morphologie, combinée à
une sélection artificielle sur le comportement (exemples : Husky sibérien, Berger de
Brie).
Le dernier quart est issu d'une sélection
artificielle récente
(exemples : Berger allemand, Golden Retriever) ;
ces dernières sont souvent les plus populaires car
modelées à la convenance de
l'homme. Certaines races de chiens furent créées à
partir de croisements dans le passé.
De nos jours, afin qu'un chien puisse mériter l'appellation
de pure race selon la loi
dans les pays régis par la Fédération cynologique
internationale
(dont ceux d'Amérique du Nord et
d'Europe),
il doit obligatoirement être enregistré dans
les livres des origines de
son pays de naissance. Sans ces
enregistrements,
un chien, bien qu'apparaissant appartenir à une race,
pourrait posséder des croisements
dans sa généalogie
et devrait donc être considéré comme tel par la
loi.
Dans de nombreux pays, le chien entre dans le cadre
de la législation
sur les carnivores domestiques à l'instar du
chat et du
furet.
Pour circuler en Europe,
ils doivent être munis d'un passeport européen pour
animal de compagnie.

Histoire
Le chien aurait été domestiqué par l'homme y a
environ 100 000 ans.
Les plus anciens restes confirmés de chien domestique
ont été trouvés dans la grotte
de Goyet en Belgique et datent de 31 700 ans.
L'origine de cette domestication est donc clairement
préhistorique, plus précisément,
elle est
l’œuvre de groupes de chasseurs du Paléolithique.
En comparaison, le cheval sera domestiqué par des
groupes nomades entre 4000 et 3000 avant J.-C..
Le chien aurait été simplement apprivoisé parmi
d'autres animaux, tels les
chacals ou les rongeurs. Mais c'est le seul maintenu
en dépendance, car il aurait
montré le plus d'aptitudes à une socialisation
primitive.
Le chien primitif serait un chien de chasse qui
aidait l'homme.
• Dans l'Antiquité, les chiens servaient aux combats
(exemple : Irish Wolfhound), à la production de viande etétaient aussi supports de
croyances et de rites de type religieux.
• Plus tard, sous l'Empire romain, ils étaient des
animaux de compagnie, des gardiens de troupeaux et utilisés
pourla
chasse.
• Au Moyen Âge, dans les campagnes et les milieux
populaires,
les chiens suscitent des peurs
collectives
et faisaient l'objet
d'exterminations quotidiennes.
Pour la noblesse, par contre, ce fut l'âge d'or
de la vénerie.
• À la Renaissance, la passion des hommes pour la
chasse parvint à conserver
une place aux chiens dans la société.
La noblesse considérait le chien comme un signe de
puissance et de grandeur.
Ceci permit le développement de races de chiens de
compagnie.
• Au XIXe siècle, la population de chiens connaît une
expansion numérique.

Il est devenu un animal commun.
• Vers 1855, les anciennes races de chiens sont
reconnues officiellement
et leur type est homogénéisé (fixé)
tandisque de
nouvelles races créées par l'homme apparaissent.
C'est l'apparition de la cynophilie.
• À la Belle Époque, puis entre les deux guerres, les
artistes, les écrivains,
et les politiciens choisissent des
animaux qui les
différencient du commun
tel que les teckels par leurs petites tailles
ou encore les caniches pour leurs poils.
• Le 3 novembre 1957, Laïka
(du russe : ?????, « petit aboyeur »),
une chienne
du programme spatial soviétiquedevient
le
premier être vivant mis en orbite autour de la Terre.
Elle a été
lancée par l'URSS à bord de l'engin spatial Spoutnik 2,
un
mois après le lancement du premier satellite artificiel Spoutnik 1.

Caractéristiques physiques
Taille et la masse sont très variables d'une race à
l'autre :
chihuahuas et dogues allemands
Le squelette du chien compte environ trois cent
os
(soit environ quatre-vingt de plus qu'un squelette
humain adulte),
le nombre
étant variable d'une race à l'autre.
Malgré sa domestication et la dépendance à l'homme
qui en découle,
le chien a gardé sa musculature
athlétique qui en fait un animal sportif et actif.
Il possède un thorax large et descendu, et des pattes
qui ne
reposent au sol que par leur troisième
phalange.
Le chien est
donc un digitigrade.
Les membres antérieurs comportent cinq doigts, dont
l'un,
le pouce, nommé ergot, est atrophié et ne touche pas
le sol.
Les postérieurs en comptent généralement quatre,
l'ergot n'existant que
chez certaines races mais pouvant être double chez
quelques bergers(beauceron, briard).
Les doigts se terminent par des griffes et sont
soutenus par des coussinets plantaires.

La tête du chien comporte une mâchoire
puissante.
La morsure
d'un rottweiler a été mesurée à 149 kg/cm2, celle d'un
berger allemand a une pression de 108 kg/cm2, et
celle d'un pitbull 106 kg/cm2[14] .
La denture
définitive, constituée de quarante-deux dents, est en place vers 6
mois.
Chez le chien, taille et la masse sont très variables
d'une race à l'autre :
dans les extrêmes, la masse du chihuahua peut être de 900 g
et celui du mastiff peut atteindre 140 kg.
L'espérance de vie de cet animal est en moyenne de
onze ans,
mais peut aller de huit à vingt et un
ans.
Son sens de l'orientation est beaucoup plus précis
que celui de l'homme.
De même, son sens de l'équilibre serait légèrement
plus aiguisé.
La température corporelle normale du chien va de 38,5
à 38.7 °C.
Sa respiration normale va de seize à dix-huit
mouvements à la minute
(le jeune 18 à 20, l'adulte 14 à
16).
Son pouls va
de quatre-vingt-dix à cent pulsations à la minute
(le
jeune cent dix à cent vingt, l'adulte soixante à quatre-vingt).
Il se prend à
la face interne de la cuisse .

Sens
Le cerveau des chiens est d'assez petite taille,
puisqu'il ne pèse, en moyenne,
que les deux tiers de celui du loup.
Enrevanche il possède des sens très
développés.
• Le sens de l'odorat, 35 fois plus développé chez le
chien que chez
l'Homme. Sa membrane olfactive mesure 130 cm2 (contre
3 cm2
chez l'homme). À noter que ce sens est discriminant
(le chien est
capable de déceler et de suivre une odeur précise
parmi une
multitude d'autres odeurs, même si celle-ci est en
proportion
infime), capacité largement utilisée par l'Homme pour
les
recherches de drogues, explosifs, personnes
disparues, chasse, etc.
• L'ouïe est aussi un sens très précis : le chien est
capable d'entendre
des sons inaudibles pour l'homme (ultrasons). De
plus, les oreilles
du chien peuvent s'orienter vers une source sonore en
pivotant grâce
à de nombreux muscles, ce qui leur permet une grande
précision dans la localisation sonore.
• La vision du chien est meilleure la nuit, car, même
s'il distingue mal
les couleurs (son spectre visuel va seulement du
jaune au bleu) et les
détails, il possède une surface réfléchissante
derrière la rétine
qui renvoie la lumière et donne un effet
d'yeux
brillants dans l'obscurité. Le champ de vision du
chien est d'environ250 degrés.
• Le toucher est en revanche peu perfectionné chez le
chien. Ce
dernier fera la différence entre une caresse et une
correction, la
chaleur et le froid, mais de façon
limitée.
• De même, le goût est peu développé puisque son
rôle, relativement
limité, est compensé par un odorat fin.

Races
et morphologies
L'étude des chiens et des races de chiens est appelée
cynologie.
La Fédération cynologique internationale reconnaît
335 races.
C'est elle qui définit les « standards »,
c'est-à-dire l'ensemble des caractéristiques définissant une
race.
On distingue plusieurs catégories de chiens, selon
leur morphologie générale :
• Les molossoïdes sont des chiens au museau plus ou
moins court et à
la tête plutôt ronde ; molosses et chiens de type
montagne.
Certains
proviennent des montagnes d'Asie.
• Les lupoïdes ont une tête « pyramidale » et des
oreilles droites en
général ; chiens de berger, terriers, chiens de type
spitz et primitif.
Ils proviennent du nord de l'Europe.
• Les braccoïdes possèdent un museau long carré et
des oreilles
tombantes ; chiens de chasse sauf terriers, lévriers
et primitifs. Ils
proviennent du nord de l'Europe également.
• Les vulpoïdes ont une épaisse fourrure, les
oreilles pointues et la
queue enroulée et dirigée vers le dos du chien ; le
husky sibérien, le
spitz allemand et le samoyède sont des vulpoïdes. Il
proviennent des pays nordiques.
• Les bassetoïdes sont de petite taille et bas; le
basset hound est le bassetoïde le plus connus.
Ils
proviennent de la france.
• Les graïoïdes ont une longue tête dolichocéphale,
un corps fin et une poitrine descendue. Ils proviennent du
Proche-Orient.
Ces catégories sont elles-mêmes divisées en dix
groupes basés sur la morphologie et
l'utilisation des chiens.
Parfois, il leur arrive que certains chiens naissent
d'une façon albinique,
c'est-à-dire avec une fourrure entièrement
blanche et des yeux en principe clairs, ou vert,
bleu, blanc, mais aussi rouge
(rare chez les chiens albinos).

Soins
Alimentation
Comme pour tout animal domestique, il faut veiller à
mettre
de l'eau à disposition, jour et nuit, et en quantité
suffisante. Idéalement, pendant les repas, il
faudrait empêcher
l'accès à l'eau car son ingestion avec la nourriture
rend
cette dernière plus difficile. On pourra la rendre
accessible
environ un quart d'heure après la fin du
repas.
Dans la nature, le chien sauvage est avant tout un
charognard[16] .
Le chien domestique est un carnivore à
tendance
omnivore[17] ;
cependant il est parfois considéré comme étant
réellement omnivore, du fait de son comportement
opportuniste. La moitié de son alimentation devrait
être constituée de viandes[18] .
Les aliments du commerce font l'objet de contrôles
et sont adaptés aux différents stades de vie de
l'animal
(chiot, adulte, senior).
Toutefois, il est possible de composer soi-même
un repas équilibré et adapté aux besoins d'un animal.
Certaines céréales et légumes sont
pratiques
car ils contiennent des fibres et permettent aux
chiens de mieux digérer.
Même si le chien peut se permettre de manger
plusieurs catégories d'aliments
(viandes, poissons, légumes…),
certains se révèlent être de véritables dangers pour
lui.
Les propriétaires sont souvent tentés de donner des
os à leur chien,
il faut savoir qu'il ne faut donner au chien que
des
os crus. Les os cuits peuvent être dangereux car trop
friables.
Ils se fractionnent en petits morceaux pointus (os
de volaille par
exemple),
et peuvent causer des lésions lors de l'ingestion
(ex: perforation de l'intestin).
C'est pareil pour les bouts de bois que le chien à
tendance à ronger .
Des friandises peuvent être offertes en récompense à
cet animal plutôt gourmand.
Attention toutefois à l'embonpoint, courant chez
certaines races (labradors, boxers…).
Le chocolat contient de la théobromine, substance mal
tolérée par les chiens :
des doses faibles, peuvent leur être mortelles
.
Pour un chiot, les repas devront être donnés quatre
fois par jour,
car comme pour un bébé, leur estomac est plus
petit et la
digestion se fait plus vite.
À six mois, on pourra descendre les repas à
trois, et adulte, un à deux repas seront suffisants.

Reproduction
La chienne, qui n'accepte le mâle que pendant sa
période d'ovulation,
est en chaleur deux fois par an. Toutefois, ce rythme
n'est qu'une
moyenne, les chaleurs pouvant se produire, selon les
races, avec cinq à
neuf mois d'intervalle. Chez les races les plus
primitives et
chiens-loups, la femelle n'est en chaleurs qu'une
fois par an, comme lalouve.
La gestation dure entre cinquante-neuf et
soixante-trois jours.
L'alimentation sera modifiée le deuxième mois,
idéalement sur les conseils d'un spécialiste.
Quelques jours avant la mise bas, qui dure en moyenne
10 heures,
la femelle prépare un endroit et s'agite.
Le vétérinaire peut éventuellement être prévenu, afin
d'être disponible en cas de complications.
Lors de la mise bas, la chienne s'occupe des chiots
au fur et à mesure de leur arrivée, coupant le cordon ombilical et
mangeant le placenta : ceci est nécessaire à la lactation.
Les portées peuvent être nombreuses (suivant la
race), allant de 2 à 12 chiots.
Le propriétaire est responsable de
chacun des chiots nés : il a le devoir de s'en
occuper ou de leur trouver un foyer.
Dans les faits, à travers le monde,
y compris dans les
pays dits industrialisés,
beaucoup de chiots sont euthanasiés ou simplement
tués s'ils ne leur a pas
été trouvé de raison d'être, de fonction à leur
existence.
Il est souvent difficile de placer chacun des
nouveau-nés,
c'est pourquoi certaines sociétés recommandent la
stérilisation chirurgicale.

Activités, jeux, travail,
sorties
Les chiens, en particulier les plus grands, les plus
musclés
(Terre-Neuve, Boxer…) et les plus vifs (Berger des
Pyrénées,
terriers…) ont besoin d'espace et d'activité
musculaire: jeu, travail, etc.
À défaut d'un jardin où l'animal pourrait rester
autant de temps qu'il le
souhaite, celui-ci à besoin de « sortir » au moins
quatre fois par jour
(une fois toutes les six heures environ) pendant une
vingtaine de
minutes environ, pour se « dépenser », mais aussi et
surtout pour éviter
les infections urinaires, dues généralement à une
trop longue stagnation de l'urine dans la vessie.
Si l'animal ne peut être détaché parce
qu'il
s'enfuit, une longue
laisse est adaptée.
Cette moyenne de quatre sorties par jour augmentera
en cas de risque
aggravé d'infection urinaire.
C'est le cas notamment pour certaines races de chiens, comme les
bergers allemands
Si l'animal a accès à un jardin ou tout autre espace,
une sortie quotidienne d'une durée d'environ une heure (plus
oumoins selon le
chien, sa race, son âge, etc.) est idéale.
Le meilleur compagnon du chien reste, à défaut de
l'Homme, un autre chien.
Cependant, les réactions des chiens entre eux sont
imprévisible
et nécessite un temps d'observation de la part
des propriétaires en cas de rassemblement.
Le chien est un animal social et de
contact.
La solitude est une souffrance pour lui.
Il a aussi toujours besoin de rencontres avec ses congénères.
Il est fréquemment en recherche de partenaires que ce
soit pour le jeu, le
toilettage mutuel, et la reproduction.
Le marquage du territoire est un acte d’une grande
importance.
Le chien a besoin de flairer ses propres traces,
celles
de ces congénères et d'en déposer de
nouvelles.
Le jeu ou le travail sont primordiaux pour
l’équilibre psychologique
même chez le chien adulte, car il permet d’évacuer
des tensions accumulées.

Éducation
L'apprentissage peut être très long et peut demander
des années dans
certains cas spécifiques : chien d'aveugle,
d'assistance, policier, de
troupeau etc. L'éducation fait aussi partie de la
santé de l'animal
domestique : l'autorité du propriétaire doit être
établie dès que possible
et la socialisation permet d'intégrer le chien au
sein d'une famille avec
enfants et/ou autres animaux domestiques.
Comme pour tout apprentissage, il n'y a pas méthode
unique efficace
dans toutes les situations, mais une large palette de
moyens
d'apprentissage : à chaque maître de trouver celle
qui fera le mieux
comprendre au chien ce qu'on attend de
lui.
De plus, bien que certaines races de chiens soient
plus calmes que
d'autres, le comportement d'un chien dépend toujours
de l'éducation et
de l'attention qu'il aura reçues. Cependant,
un
chien gardera sa part d'instinct et de
prédateur.
Statistiques
En France, il y a 8,1 millions de chiens (1 pour 8
habitants)
• États-Unis : 61 millions (1 pour 5
habitants)
• Brésil : 30 millions (1 pour 6
habitants)
• République populaire de Chine : 22 millions (1 pour
62 habitants)
• Japon : 9,6 millions (1 pour 13
habitants)
• Russie : 9,6 millions (1 pour 15
habitants)
• Afrique du Sud : 9,1 millions (1 pour 5
habitants)
• Pologne : 7,5 millions (1 pour 5
habitants)
• Italie : 7 millions (1 pour 9 habitants)
• Thaïlande : 6,9 millions (1 pour 9
habitants)
• Royaume-Uni : 6 millions (1 pour 10
habitants)
• Allemagne : 5,1 millions (1 pour 16
habitants)
• Australie : 4 millions (1 pour 5
habitants)
• Malaisie : 1,5 million (1 pour 17
habitants)
• Indonésie : 1,3 million (1 pour 20
habitants)
• Inde : 440000 (1 pour 2609 habitants)
• Nouvelle-Zélande : 440000 (1 pour 9
habitants)